2017-2021

J’ai fait l’étude en sol celle en solitude
Et je sais maintenant que vous tous y concourent
Et vous ne dites mots pour laisser libre cours
A mon sentier de crête où l’effort est si rude

Et si je trouve raide au milieu du chemin
Et si je freine un peu au milieu de la côte
Je le sais maintenant de ces bois je suis l’hôte
Où moi seul peut trouver la lumière du matin

Cette lumière fragile où la nuit cède place
Où la nuit qui s’en va nous laisse au cœur la joie
De parfois de trouver un peu de cette trace
Que d’autres ont laissé là comme un chemin de croix

Je le sais maintenant comme sera fugace
Le sentiment de vivre au milieu de la foule
Et de trouver un signe au milieu de la place
Que d’autres auraient mis là dans leur pas que je foule

 

Mars 2018

 

Souris mon amour

Au train train quotidien

Laisse toujours

Glisser dans ton cœur

Le réglisse des jours

 

Je t'adore mon amour

Rayonne

Et pour toi je crayonne

Ce poème

Je n'ai qu'une chose à dire

Je t'aime

 

Mon amour mon être tend vers toi. Sens tu la chaleur de mes bras

Et notre amour qui nous élève

Rien ne peut nous arriver sur cette grève

Où nous allons créer les notes de la joie

 

 

Le monde est bien fait

Car tu me rends heureux

Mon cœur rempli de joie

T'attend

 

Nous ferons une tisane

Et tu travailleras

Je te donnerai cette foi

Qui déplace les montagnes

 

La vie est ton chemin

Le tien, le mien

Dans ce champ des possibles

Il n'est rien de pénible

On ne sait pas pourquoi

Après coup c'est souvent

Qu'on veut expliquer

Que c'était évident

Mais la vie seule décide

Du chemin qui évolue

 

Sur mon chemin

J'ai rencontré l'amour

Qui me fait évoluer

Et sait reconnaître à la fois

Mes mauvais tours

Et les bons détours

Que mon esprit a emprunté

 

Elle met face à moi

L'image qu'elle reçoit

Et par son amour sait

Faire évoluer ma vie

Comme un bon terrain

Adéquat

A la fleur qui fleurit

 

J'aime la vie plus que tout

Et Karine aussi

Les deux savent ainsi

Par l'amour qui baignent tout et nos vies

Me donner la confiance absolue

Que je n'ai jamais perdue.

 

Je veux encore évoluer

Dans les faits ancrer

L'amour que nous vivons

Mais le temps et la vie sont légers

 

Le temps s'est arrêté

Mon amour je le sais

Je sens comme un milieu d'été

Plein de chaleur et de douceur

Près de toi tout est parfait

La vie telle qu'elle est

Me plaît, me plaît tout près de toi

 

 

Chaque matin

Lové dans tes bras

Je caresse ton corps

Avant de me lever

Et de te dire bonjour

Mon amour

 

 

La vie c'est ton corps contre le mien

Livré à mes caresses à mes baisers

La vie c'est ce jeu du quotidien

Qui chaque jour vient nous enchanter

 

C'est le cœur à l'ouvrage

C'est la vie à l'aune du bonheur

Quand la mesure est notre adage

C'est quand l'espoir et la raison sonnent les heures

C'est quand je suis heureux

Et que je te dis je t'aime

 

 

Un petit mot doux pour ma Karine

 

Hier soir nôtre soirée

Passée

À s'intéresser

Au monde et à ses heures plus ou moins dures

Nous a laissé

Plein d'espoir

Oui dans ce monde

Il faut savoir

Que le chemin tout en cahotant

Va vers le bien

 

Et nôtre amour

Nous porte

Et loin des heures de fatigue

Il y a cette joie pleine

Qui nous danse la gigue

 

Mon amour je t'aime

 

Voilà j'ai fini mon boulot et je t'écris car je pense à toi

 

J'ai dans le fond de mon cœur

Accroché par ton âme seule

Le tableau mouvant de ton amour

Aujourd'hui que tu es loin de moi

Je pense

A cette danse

Accordée dans ta cuisine

Et aussi

Aux moments de ton corps contre le mien

Je sais que mon monde est ainsi modifié

A jamais

 

Poèmes

Les saisons ont passé répétant les extrêmes, la douceur et le sucré des fruits a glissé sans qu'on s'en aperçoive. Il faut pardonner aux inconscients et nous en sommes. La nouveauté est une recherche ardue et si belle dans les répétitions des années qui s'allongent. Mais vient surgir toujours le fruit issu de l'être qui a germé un jour et la répétition est son ferment.

 

 

Basculer avec toi

Dans l'inconnu de tes bras

Reconnaître ce désir que tu fais monter en moi

Cette douce alchimie comme un rayon de soleil au milieu d'une clairière d'un bois

Car tu enchantés en moi l'Amour

Qui de ce pas

Baignera tous nos jours

 

Comme chez nous à givry. Ta photo est jolie.

 

Les chemins d'autrefois souvent reviennent ici-bas. On les emprunte encore une fois mais ils ne sont jamais ni différents ni tout à fait les mêmes. C'est pourquoi on les aime

 

Salut Karine. J'ai acheté le dessert pour ce soir.

 

Petit poème improvisé haïku

 

L'homme désœuvré ne sait pas que le bonheur est dans l'action

 

 

Septembre 2018

 

Je veux t'écrire

Comme le poète

Yves Duteil

Qu'il manque

Un siècle à mon destin

Pour apprendre à connaître

Le contour de tes yeux verts

 

Karine

Ma divine

Ma reine

Celle

Qui sait

Apaiser

Mes humeurs

 

Je veux t'offrir

Ma douceur

Ma force quand j'ai la foi

Mes mots sages

Mes messages

Au soir

Au matin

Vivre avec toi

A la fois

Quand je boude et vous fait rire

Toi

Et Lucie

 

En ce jour

Un an

Se sont passés

L'espace d'un instant de bonheur

 

C'était un mardi

Vers 21 h

Place de Beaune

Et tu souriais

 

7 heure

Sonne au clocher

De Damerey

C'est le serment

Que je fais

De garder

Dans ton coeur

La joie

Qui est ici

Dans le mien

 

 

Onze hommes avaient osé

Voler ici vers d'autres cieux

Plus cléments. Et semer

Au volant de leurs machines

Le blé du printemps des Dieux

Inconnus à jamais de ces contrées

Où la raison fait déserter

L'ignorance battue. Un effort

Comme battaient l'enclume

Au milieu des étincelles d'or

 

 

J'envisage au delà des mots qui me délassent

La fin d'homo sapiens un regard dans la glace

Trop loin ce temps hélas où j'étais de ceux là

Qui m'accompagnent encore et que j'aime ici bas

 

Perdu un peu de moi au milieu de ces bois

Gagné je ne sais quoi dans des sphères suprêmes

 Au delà de moi-même un autre s'essème.

Il le fallait ainsi ne le crois tu pas ?

 

 

J'ai le temps de quelques mots

L'envie de partager

Quelque savoir suranné

Mais du blanc au noir

Les intérêts de chacun

Ne sont pas partagés

Si le global s'harmonise

Quelques locaux se carbonisent

Au nom d'une vérité qui n'en a que le nom

Le doute est là et je sais que la Vie

Le grand Tao jamais ne s'épuise

 

 

Mes mots dansent d'un pas lourd et sourd

Je n'ose pas les effacer de mon discours

Mais mots sont d'un passé qui n'a plus cours

Le mystère est si grand qu'il renait chaque jour

 

 

Quand

Sonne l'heure

Il n'est jamais trop tard

Au détour d'un regard

L'espoir est là

On croit une fois encore

Que tout est possible

 

Dynamique inconnue

Qui chaque fois nous emporte

Nous sommes à une porte

Et chaque fois nouvelle

 

 

Les paroles volent et s'envolent

Mais personne au combien personne

N'a jamais renoncé à graver

Sur les grottes humaines

Les mystères insondables

Et innommables

Il faut pourtant savoir

Garder silence

Devant l’immense

 

 

Sur la terre il y a

Celle

Qui m'appelle

Son doudou

Et je sais

Qu'elle

A les pieds sur terre

Et moi si je suis

La tête dans le ciel

Je veux

Courir ici bas

Lui apporter

Cette bonne nouvelle

Je l'aime

 

Le serment était là

Depuis longtemps

Entre moi et la vie

J'y ai cru dur comme fer

Et aujourd'hui je sais

Au creux de ton amour ma mie

Karine, oui je sais

Que tout a concouru

Pour que naisse

Notre amour

Et cette fleur éclose

Qui nous rend si chose

Continue de fleurir

Et le fruit de notre Amour

Est nos vies réunies

Qui sous ces cieux grandissent

 

 

Les hommes sont aux foins

L'orge et le colza sont déjà mûrs

Les tracteurs vont et viennent

Et voici je me dis les choses sont bien ainsi

 

Tu t'occupes ce soir des milles choses qui t'incombent

Et moi je coupe un à un les légumes du soir

Le temps passe et chaque fois construit

Des choses plus grandes qui m'enchantent

 

J'ai tout le temps et mon effort ne cesse pas

De faire le voyage à tes côtés

J'ai découvert sur la nappe du dimanche

Les fruits des milliards de Vie

Qui sous tendent toutes notre ronde

 

Derrière ce rideau

Des deux côtés se tiennent

Un monde au soleil

Et tout se tient

Sous ses rayons

C'est la lumière qui nous guide

Elle est toujours là

Elle investit le champ

Elle est dans cet espace

Et je l'observe

Et vois sans voix

Le grand chemin qu'elle trace

 

J'ai fini "Gatsby le magnifique". Le livre fini très tristement.

 

Encore 2h15 d'attente

 

J'ai un fond de commerce

Une boîte à tristesse

Et si je pleure la nuit

Tout au fond de mon lit

Je suis comme Gatsby

Tout rêvant de tendresse

 

A toi qui me comprends

Je délie tous mes rêves

Et j'avance avec toi

Comme ce naufragé

Qui entend crier terre

Car oui tu es la terre

Cette île merveilleuse

Où le champ des possibles

Fermente l'avenir

 

Plus que 2h de surveillance.

Je lis Gatsby le magnifique comme si je le lisais pour la première fois. Je l'avais totalement oublié.

 

Pour toi je veux l'or de la rivière

Celui qui brille à sa surface

Pour toi je veux l'argent de l'océan

Qui brille sous la lune

Pour toi je veux la joie

D'être ensemble

Pour toi ce sentiment soudain

D'un amour éternel

Au delà du réel

Pour toi la vie si quotidienne

Qui construira comme un destin de reine

 

 

De sommets en sommets

De vallées en vallées

Je veux encore découvrir

Des milliers d'êtres et de choses

Avec toi je suppose

 

 

Merci d'être ma mie

Ma moitié ma lune

Mon soleil

Celle sel de ma vie

Eclairant mes nuits et mes jours

Avec toi je prends confiance

Et je vois les erreurs

Que j'accumulais

Merci je renais à la vie

 

Au creux de mes sillons tu sèmes à tout jamais

Le futur agrandi et innenvisagė

Le ferment du levain que j'ai toujours rêvé

Apprendre à ne plus s’énerver. Être en paix

 

J'écoute les nocturnes de chopin

 

 

Nous deux comme nos mains réunies plus forts que l'adversité du monde représenté par ceux qui ne savent pas ce qu'ils font

 

A mon amour

 

Des milliers de seconde

Qui construisent

Des milliers d'espaces

De tout cela

Jamais

Je ne me lasse

 

La vérité change à chaque instant de face

Nous essayons de contrôler

Notre univers fermé et isolé

Mais toujours nous manquera

La variable ignorée

Le chemin que tu traces

 

Émerveillé à chacune seconde

Je regarde avec joie le jour qui se lève

Et toujours différent

Je n'ose l'enfermer

Dans de quelconques mots

Et dans ce bout d'espace

Je suis, j'existe et suis en paix

 

 

Lourd dingue j'ai été

Et léger je veux ce jour

Déposer le baiser

Qui te transporte

Et t'élève

Au delà de tout

J'écoute ton cœur me dire

Je dois penser à toi

Aux autres qui vivent avec moi

Et dans cet ordre là

Ne plus me savoir seul

J'ai tant de chance

A cueillir le jour et la nuit

Auprès de toi

 

 

Mon amour

J'essaierai chaque jour

D'apporter au présent

Cette sérénité

Qui manque à ce moment

Et je viens tout vers toi

Car tu découvres en moi

L'Amour et l'action

Et nous déborderons

D'amour à profusion

Pour nos toi, pour moi

Pour nos proches

Car cette source est infinie

Tu le sais Je le sais

C'est comme un chant

C'est comme un chœur qui chante

Et c'est plus fort que tout

 

 

Pour toi je veux le miel et la lavande

Pour toi je veux le sourire et le soleil

Eloigner les soucis et nourrir cette joie

Contenue dans la vie du levé au sommeil

Puisez dans cette source inépuisable et vrai

De l'amour qui est là qui baigne chaque chose

Et dont nous sommes le roi et toi ma reine

 

 

 

Ici y a les oiseaux qui chantent

Et je voudrais t dire

Que ça m'enchante

Y a des humains qui mentent

Et sentent l'argent

Mais pour un chant d'oiseau

Cet univers m'enchante

Je me répète je sais

Y a des petits riens comme ça

Comme te tenir dans mes bras

J'en ai la larme à l'œil

Faut préserver cette nature là

Tu sais c'est tout pour moi

Voir tous ces arbres

Voir toutes ces feuilles sous le vent

Voir les nuages qui naviguent

Et un ciel bleu dans le vert de tes yeux

C'est pour cela que je veux vivre

Loin des machines qui éloignent

Et tue ka vie

Que j'aime tant

 

Karine

Karine on le devine

Aime les choses carrées

Mais pas trop

Aime les choses sensuelles

Qui caressent sa peau si douce

Aime mes mains entre ses mains

Aime enseigner les choses de la vie

Aux gamins de sa classe

Réfléchit très souvent à 4h du matin

Aux mille implications

Des gestes de chacun

Ne peut plus dormir un peu inquiète

Au fond elle se demande

Si elle a tout bien compris

Tout bien prévu

Puis se blottit contre moi

Vers sept heures du matin

C'est son quart d'heure d'éternité

 

La nuit est là elle s'est couchée

Tout contre moi je vois là bas

S'allumer des étoiles

Au plafond de ma chambre

Il y a tant de questions

Qui s'échappent dans la nuit de l'été

 

La nuit une autre vie

Au réveil échappé

Voici ce moment évanoui

Quand vient l'oubli

Et que tout demeure

A sa belle place

De chaque côté de la glace

Les lampes qui reflètent

Un air étrange étranger

 

Les mots ont ainsi fini leur danse

Et commence alors une douce romance

La chanson sans parole

Qui résonne en ton cœur

Qui bat pour moi toi sel de ma vie

 

Mon rêve était limpide et je ne m’en souviens plus

Je courais, nous courions

Sans fournir un effort

Loin des buts insipides

Tout était unisson

Et nous nous sentions fort

 

Debout de bon matin

Je sais interpréter

Ce rêve si serin

Oui nous courons tous

Sur la plage univers

Dans un champ vectoriel

Et nous expérimentons

Les plus folles et les plus belles

Des réalisations

 

 

 

Souris mon amour

Au train train quotidien

Laisse toujours

Glisser dans ton cœur

Le réglisse des jours

 

Je t'adore mon amour

Rayonne

Et pour toi je crayonne

Ce poème

Je n'ai qu'une chose à dire

Je t'aime

 

Mon amour mon être tend vers toi. Sens tu la chaleur de mes bras

Et notre amour qui nous élève

Rien ne peut nous arriver sur cette grève

Où nous allons créer les notes de la joie

 

 

La vie est ton chemin

Le tien, le mien

Dans ce champ des possibles

Il n'est rien de pénible

On ne sait pas pourquoi

Après coup c'est souvent

Qu'on veut expliquer

Que c'était évident

Mais la vie seule décide

Du chemin qui évolue

 

Sur mon chemin

J'ai rencontré l'amour

Qui me fait évoluer

Et sait reconnaître à la fois

Mes mauvais tours

Et les bons détours

Que mon esprit a emprunté

 

Elle met face à moi

L'image qu'elle reçoit

Et par son amour sait

Faire évoluer ma vie

Comme un bon terrain

Adéquat

A la fleur qui fleurit

 

J'aime la vie plus que tout

Et Karine aussi

Les deux savent ainsi

Par l'amour qui baignent tout et nos vies

Me donner la confiance absolue

Que je n'ai jamais perdue.

 

 

Le temps s'est arrêté

Mon amour je le sais

Je sens comme un milieu d'été

Plein de chaleur et de douceur

Près de toi tout est parfait

La vie telle qu'elle est

Me plaît, me plaît tout près de toi

 

 

 

 

Petit poème

 

Il et elle

Elle et il

Entremêlaient

Leur doigt

La douceur de ses doigts

Envahissait son cœur

La douce maladie

Maladie de l'amour

Dont je ne veux jamais guérir

 

 

L'émotion qui nous guide à chaque fois

Au bord å bord

On perd pied

Toujours trop tard

 

Vois tu elle me tue

L'émotion que gamin

J'ai tant contenu

 

Aujourd'hui je le sais

Je connais

Ton amour me construit

 

Et devant les mêmes émotions

Je poursuis

D'autres constructions

 

Demain sera

Rose fuchsia

Il éclatera de joie

C'est ma plus grande foi

En la vie et en toi

 

 

La couleur de mon esprit

N'est pour l'instant

Ni du noir, ni du gris

Je suis un résilient

 

Ni demain, ni hier

Ne pèse en ce présent

S'il pleut sur la verrière

Mon cœur est tout confiant

 

Regarde et respire de l'aube jusqu'au soir

Il y a mille choses à voir et apprécier

Le sourire de ta compagne au matin

Le ciel et le soleil qui sont toujours là

La chaleur du printemps et les oiseaux qui chantent

Les grenouilles qui croassent dans la nuit qui tombent

Et le ventre bien rempli, le cœur tranquille

Tant de monde te supporte et t'aident à vivre

Tout s'arrange et tout semble parfait

Aucun coup de feu ne déchire l'air

Tu écoutes un chanteur poète

Et tu regardes le mètre carré que tu viens de semer

Tout est bien.


 

Deuxième année

 

 

Non mon amour

Je dis oui pour toujours

Et dans cet arc-en-ciel

Tombé dans notre escarcelle

Je veux reconnaître enfin

Le geste auguste du semeur

La Vie à profusion qui nous préserve

Ma foi qui ne choit pas

Ton Amour qui m’élève

 

La brume ce matin
Et j'ouvre ma fenêtre
Je respire un grand coup
Un bol d'air plein ma tête
Une tasse de café
Je suis sûr et serein
Et c'est presque une fête

 

Mon Amour
Prêt de toi
Je me tiens
Bienheureux
Du matin jusqu'au soir
Chaque heure chaque seconde
Construisent toujours
Avec foi
La terre qui nous apporte tant
Notre jardin
Et la vie à laquelle je crois
Plus fort
Que la raison

Mon amour
Prêt de toi
Je regorge d'amour
Je suis comme un vecteur
De cette source
De ce puit sans fond
Qu'est l'amour

Les habitants du ciel
J'ai nommé les oiseaux
Mésanges, moineaux
Et autres hirondelles
Aujourd'hui jour de printemps
Batifolent et font la fête
Quand Mars entre deux averses
Prend le temps
De nettoyer mon cœur
De semer et planter
Sous les coups de ma bêche
Mes cheveux en bataille
Et quand dès le matin
Dans ma cour que je traverse
Les oiseaux s'époumonent de liesse


Les habitants du ciel
Ne demandent rien à personne
Ils trouvent en chaque saison
Nourriture à leur goût
Ont des très petits yeux
Clairvoyants et sereins
Et surtout
Pas plus gros que leur ventre.
Ils chantent au soleil qui revient
Se posent tout immobile sous la pluie
Car tout glisse sur leur plumes
Les chagrins de la vie
Le bonheur qui survient
Ils volent et ne retiennent rien
Les habitants du ciel
Naissent et meurent
En souverains
Leur sagesse est mon chemin

Le soleil était là
Ma mie et moi
On étaient au repos
Sous les rayons de l'astre
Tout était à sa place
C'était samedi
Et c'était bien

Sur la plaine
Entre Saône et Bresse
Il y a
De merveilleux
Crépuscule
Je rêve chaque jour
Que jamais
Ne meurt
La vie
Qui ne cesse
D'évoluer
Comme un arbre
Qui s'élance vers les cieux
Dieu que c'est beau


Si tu savais
Mais je ne sais rien
Mais que veux-tu
Je ne veux rien
J'aime la vie
Elle me le rend bien

Tu me manques.
Et mon cœur tangue
A penser que tu t'épuises
Au travail
J'écoute chanter Tina Turner
Down to the river
Et perdu dans mes pensées
J'imagine un monde
Que tu ne connais pas
Mais qui existe ici
Tout au fond de ma tête
Un rêve qui fermente
Un rêve qui fomente
Un autre monde
Que je suis seul tout seul bien seul
A entrevoir


Au milieu de mes délires
Je regarde la mer d'huile
Je vogue sans un mot
Au milieu des mortels
Loin de moi les vérités qui s'étiolent
Je découvre le mystère
Et il ne se range dans aucune case
Les bulles toujours s'échappent de la vase
Et la vie qui tombe dans nos mots
Est un enfant mort-né
Je fais confiance au silence
De la vie qui s'avance


Des milliers, des milliards
De mots, de billets, de rapports
Tant de contraires assemblés
Qui ne me semble jamais nouveaux
L'illusion recherchée
De croire un instant
Que l'on peut oublier
Ce qui vous revient chaque fois
En pleine face

A bientôt
Cinquante ans
J'aimerai découvrir
Un fait nouveau
Une sorte de miracle
Qui débarquerai
Pour prouver
Que nous évoluons
Loin du répétitifs


Cette nuit
J'ai fait
Un rêve étrange et pénétrant
Un sanglier m'a parlé
Il m'a dit
Ça va bien toi
J'ai pleuré de joie
Je me suis réveillé
J'étais au bord d'un chemin
Avec un homme
Cet homme soulevait des plastique noir
Il me disait regarde
Il y en avait plusieurs couche
Comme des mailles qui peu à peu se distendait
Et soudain
Sous la bâche de cette réalité
Est apparu le sanglier
J'ai vu son groin humide et bien noir
Comme je vous vois
Il était amicale
Et soudain il m'a parlé
Ça va bien ?
Étonné et heureux
Je me suis réveillé


Je te l'ai dit souvent
Juste après nos ébats
Je suis si heureux
De vivre auprès de toi

 

Le moment est venu
Du moment éternel
Le temps n'existe plus
Et tout est immortel
Le temps ne compte plus
L'œuvre est annoncé
La nuit est descendu
Le jour va réveiller
Nos consciences mises à nu
Le temps va séparer
Le bon grain de l'ivraie
La justice est la vie tout au-dessus
Nul n'y pourra rien
Entre l'enclume et le marteau
Nous sommes en vain
Toujours coule l'eau
Des sommets enneigés
Vers les océans
Voici venu céans
Un monde plein de nouveautés


Les mots définitifs
Les solutions finales
Tout cela vient volé
En éclat
Devant la nouveauté
Voilà
On ne pouvait prévoir
Il fallait bien prévoir
Aujourd'hui il le faut
Refaire les calculs
Ajuster
Devant la nouveauté
Et ne pas s'accrocher
Aux calculs approchés

J'ai approché de près le savoir
Il doit rester secret


Nous chanterons dimanche
Dans l'union partagé
De nos fois différentes
Et nous élèverons
Nos voix
Qui s'emmêleront
Au-delà du quotidien
Furieusement si bas
Vers les cieux que chacun
Rêve pour lui-même
Et qui font notre réalité


Aujourd'hui je construis
Et choisis mon avenir
Je ne suis plus l'enfant
Attendant l'irréparable
Qu'il ne peut détourné
Aujourd'hui je choisis

 

La lune était pavée
Et les mouches bourdonnaient
Aussi loin que je me souvienne
Tout s'efface peu à peu
Que quelques souvenirs
Magnifiés par le temps
N'est-on pas immortels
Effaçant peu à peu les traumas du passé
Ce nécessaire oubli
Pour ne pas vivre deux fois
Se distraire à ces mots
Se distraire au silence
Une colombe est passée
S'immobiliser à deux doigts de la fenêtre
Entrouverte
Les oiseaux que j'entends
Le soleil du printemps
Le repas de dimanche
La sieste de ma mie
Et ces mots que j'écris
Pour ne plus oublier
Comment était la vie
En ce jour d'aujourd'hui
Tout est bien à sa place
Et tout semble parfait
La douleur éloignée

 

L'amour ma mie m'enrichit
Toi qui l'a si bien compris
Toi femme parmi les femmes
Ineffable amour et don de soi
Tu sais montrer å ton homme ignorant
Qui l'oublie si souvent
L'amour est au-delà de son petit plaisir
Telle est la grande leçon
Que ma dame énonça
Pour moi-même égaré
Par l'égo mal placé

 

Mes mains, mes jambes en un mot mon corps la nuit
Font des folies que j'oublie au matin
Réveillé de bonne heure
Il me semble
Ne pas avoir dormi
Mais je ne m'en souviens plus
Etrange Mister Hide 

La vie c'est le plat
Que tu garnis
D'un brin de thym
Il a le goût
Que tu choisis
Ton malheur est relatif
Reconnais chaque jour
Le sourire de la bergère

Pour celle qui sourit
Au matou
Ne soit pas ingrat
La vie t'apporte
Ce qu'elle peut
Ce qu'elle doit
Frappe à sa porte
Ouvre tes fenêtres
Entends-tu le printemps
Les oiseaux qui m'enchantent
Entends-tu Francis et ses arpèges
Pour sûr c'est écrit
Le bonheur frappe
Des milliers de fois
La foudre
Au coin de la rue
C'est Karine
Le bonheur qui crie
Aline
Est si fort
Je cours pour elle
Aux sommets étranges des hommes
Qui rêvent
Des femmes qui se posent
Au creux de nos épaules 

 

Le secret de polichinelle
Auquel je crois
Berce mes jours
Je suis resté ainsi
Comme un enfant
Qui croit au père noël

On monte au firmament
En funambule somnambule
En chemin on n'y pense pas
On ne sait plus très bien
Depuis combien de temps l'on court

A cinquante ans les jours s'écoulent
Comme jamais
On se souvient plus très bien
Du chemin parcouru
Et de près tout semble flou

Hier s'efface peu à peu
Je navigue au gré des flots
Je rejoins peu à peu
Le silence des vieux
Qui ne disenr plus rien 

 

D'un clic à l'autre
On est mené
C'est fade
Et pourtant
L'on en redemande 

De l''ombre assombrit la lumière
J'en ai ma claque
De voir la vie en vrac
On énonce
Des vérités qui ne sont
Comme des ronces
Qui laissent un jour la place
Loin de nos glaces
A la forêt
Qui toujours se dresse
Pour les siècles
A venir
Puis retombent
En puits de pétrole

 

Quand le soir s'avance
Et que tout est noir
Je me dis par avance
Ne laisse surtout pas
Le pauvre désespoir
Prendre ainsi toute la place
Laisse un peu faire
Le temps
Quand ta tête et ton cœur
Si souvent à des années lumières
Voit un monde inconnu
Du présent de ces hommes
Laisse ton cœur
Battre cette mesure
Si ton cerveau le voit
Laisse le temps
Le juste temps
Battre la mesure
Auquel ton cœur s'accorde

 

Quand la voix de mon père
S'efface peu à peu
Comme un vague souvenir
Quand peu à peu
Les années passent
Tout s'efface
Plus rien n'a cette importance
Ne demeure que le présent
Le présent apaisé
Ta présence ma mie
L'absence
Et la souffrance
Ont fini par mourir
Je ne pense plus
Que faire
Que faire le geste qui soit
Approprié
Que nous avons rêvé

 

Sur un air entrainant
D'un piano bar
Un boogie woogie
Redonnait un peu de joie
A mon âme si grise

Je jouais plus depuis longtemps
Dans la cours des grands
Délesté de leurs obligations
J'étais
En pré-retraite

Faut que je tète
Ma véritable anisette
En direct
De mon maitre
Pontarlier j'en étais

Les nouvelles d'ici-bas
N'arrivent plus chez moi
Je regarde pousser mes tomates
Je pianote mes mots
Mais seul moi m'épatate
Devant ce paysage

Un autre temps
De Louisiane
Ma louise
S'appelle Karine
Elle est divine
Chaque fois que je lui dis
Elle me dit
Mon doux menteur de Virginie
N'oublie pas ce que tu dis
Tu m'as promis
De porter la poubelle
A la déchetterie

Alors j'écoute encore un peu
L'orgue électronique et jazzy
Je finis la soirée avec mes amis
Demain je serai là
Quand t'ouvrira les yeux
Ma mie
Je serai là
Sirotant mon café
Et t'offrant
Un baiser chaud et vibrant
Ici
À saint Maurice
Où c'est notre paradis

 

Je n'ai plus envie d'écrire
Ni d'étonner
En point de mire

Il y a ma douce
J'entre en retraite
Pour elle je voudrais
Faire la fête

Et laisser l'activité
A ceux qui s'entête 

 

La terre n'a pas fini de nous étonner
À tourner sans cesse elle multiplie les cycles et les nouveautés
Si de temps en temps ma confiance chancelle
Je pense à celle qui est mienne
Cette chance de connaître beaucoup de science et d'amour
Le temps est notre sûreté notre alliance
Si prévoir et programmer est mieux qu'improviser et subir
J'écoute ma voix qui me dit agit et fait des choix 

 

Mon amour ces doux mots de notre quotidien
Que j'écris en ce jour pour garder en mémoire
Les jours où tu travailles aux couleurs des matins
Où toute ensommeillée de l'aube jusqu'au soir
Tu cours à ton école, pour tous les mois d'turbin
Je te dis mon amour tu construits tout l'espoir
Qui laisse ceux que tu côtoies le cœur serein

Oui notre monde est parfait parfaitement
Je l'affirme en ce jour philosophiquement
Je le sais bien ma mie c'est un peu chiant

Comment donc accepter la misère et la guerre
Il n'y a pas de gros raisins sans tailler les gourmands 
Bois donc cette liqueur lève bien ton verre
Pas de bonheur sans malheur accroché aux  vieux amants
Mon amour je salue bien bas votre courage
C'est la fête à la vie et la vie n'est pas sage
Le jardin est si grand c'est notre belle terre

Refrain

Regarde les photos de notre paradis
La mirabelle a fleuri et chassé notre hiver
Voici l'été qui vient ses moissons de blé mûris
Ne cherche pas toujours le pourquoi du comment
Fais confiance au génie la vie par monts par vaux
Est cette spirale entre droit et bancal
Mon amour reconnaît la force et l'harmonie des cycles infinis

Refrain

 

Errer ou choisir le plat de choix
Manger des pâtes ou préparer comme il se doit
La salade du jardin
Résister au moderne ambiant
Ce rouleau compresseur
Est-ce l'évolution en marche
Un arc qui se tend
Et décoche la flèche
Du tempo inévitable
Ou tu marches ou tu rêves
Et nos enfants le vivent
Comme un aire de jeu
Un nouvel air joué
À l'ère du numérique
Il n'y a plus
Il n'y a pas
De dies irae
Tout semble plus certain
Plus assuré aussi

 

Mon cœur est meurtri de vous voir si loin de moi. Tout ça parce que vous ne voulez pas aller dans mon sens. Pourquoi serai ce toujours moi qui cède à votre volonté. Je veux juste vous voir chez moi où je suis bien et heureux et malheureux sans vous. Et ça vous me le refusez.
Je suis désemparé.  

 

Ma douce, mon amour
Voici le temps venu
Où s'efface à jamais
Le poids du temps

À vivre auprès de toi
Je vie moins de guingois
Tu connais mes délires
Et tu sauras au rythme de ta lyre
Mettre ma vie en musique
En actes bien terrestre
Les pas à pas qui vont
Vers mon point de mire

Ma douce mon amour
Voici venu le temps
De la chanson perdue
Des vieux amants

Si tendre est mon élan
Si nerveuse est ma colère
Si l'on oublie un jour
L'effusion des premiers jours
Je laisse ce poème
En mon cœur battre
Ma vieille rengaine
En trois mots éternels
Je t'aime

Ma douce mon amour
J'ai trop passé mon temps
À cultiver le champ
Du rêve essentiel

J'ai trop passé de temps
Hors de tout hors du réel
J'ai tant rêvé tout le champ des possibles
Que ça me marque comme au fer
Je ne sais plus rien promettre
J'ai tant promis de mille feux
Il est deux types d'hommes
Ceux qui rêvent et les autres en somme

Ma douce mon amour
Je t'aime

 

Juste du levé à la fin du jour
Accumuler la joie d'être vivant
Attendre tout d'abord que son
Amour se réveille
Penser le geste qui permettra
De monter la cabane en bois
De Lucie
Cuisiner à deux les légumes d'été
Se donner la tendresse ma déesse
Lire et écouter de la musique
Puis arroser sous le soleil couchant
Le jardin
Notre vie mon amour
De l'aube au point du jour
Notre petit bonheur  

 

Ma douce
J'ai pas dit pouce
Je trace une ligne
D'horizon
Sans séparer
Ni le ciel
Ni la terre
Où moi-même
Occidental
Un peu bancal
Mais si heureux
Près de toi
Sous notre toit
Je ne sais rien
Des certitudes
De mes contemporains
Tu es ma reine
Et ma sœur haine
N'est jamais dans mon cœur
L'amour inonde
Et me joue une ronde
Ritournelle
Pour toi pour celle
Ma foi est entière
Je suis serein sur notre terre 

 

Je sais la force du faible
J'ai passé tant de longues heures
À méditer sans aucune pensée
J'ai tant laissé courir les nuages dans le ciel
J'ai jamais haï
J'ai cette foi indestructible
Et j'ai le temps pour moi
Je sais
Qu'il ne sert à rien de forcer un écrou
J'ai toujours dit non
Aux porteurs de mauvaises nouvelles
A ceux qui prédisent le pire
L'amour et la joie
La foi
Surpassent effacent tant de douleurs
Je sais
La joie
Mon amour
Est plus forte que tout

 

Six lances
Lancent vers le ciel
Un curieux cri
Qui brise mon silence
Ma mélanco and co
Que j'ai tant écrite
Au fond de ma guérite
Où j'observe le monde
Tout en étant absent
À sa folle sarabande
Lance ma tête
Qui ne croit plus en rien

Et pourtant
Tant de fois
J'oublie
La foi revient
Délaisse mon chagrin
Et je souris

Mais tout seul l'emporte
La cohorte mélancolique
La belle véronique ou le myosotis
Ont fini de fleurir
Le désespoir me glace
Et puis ça passe

J'entends les bœufs qui meuglent
Les hirondelles qui chantent
Et les mouches qui volent
Les pigeons qui roucoulent
Et Karine est occupée aux choses de la vie
L'écrire me rassure
Notre terre est un monde en croissance
Car on oublie toujours ce bilan positif
Chaque jour le soleil
Nous inonde d'énergie
Et c'est cela qui nourrit notre ronde

An 2019
Remémorer l'impossible
Trop tard
Hâter le pas
Utile ou pas
Ridicule volonté de tout comprendre

 

Dans ce blanc de terre
Le soleil est tout jaune
Et l'œuf a germé
Des milliards de vivants
Voici venu le temps
D'apprécier ce qui grouille
Toute branche s'élance
Et court vers le ciel
Faut-il que je recommence
Et bien je le redis
Et par ce oui sonore
J'entends bien le café
Qui coule en la cuisine
C'est un fait arrêté
Je vis au paradis
Vous dîtes c'est la fin
Je vous dis c'est un cycle
Et ce cycle est sans fin
Il alterne les symétrie
Il alterne les temps
Qui semblent identiques
Oui je vous le dis
La vie est magnifique
Et les cycles se mêlent
Et s'entremêlent
Et produisent à profusion
Les merveilles d'ici
Et si de temps en temps
Comme un cycle s'efface
C'est pour mieux refleurir
Alternant les saisons
Les mois les jours les années
Construisent un édifice
Qui défie tous les temps
Et tous les maléfices
Ma foi dans tout cela
Est sans faille aujourd'hui
Ma vie est si heureuse
En ce jour d'été
Tout auprès de ma mie
Qui dort et se repose
Et que je vois ainsi
Le bonheur accompli
D'être aimé et d'aimer
La vie qui se poursuit
Vaut le coup
Oui c'est dit 

Aux lueurs du soleil
Se couchant sur Hyères
Au son d'un xylo
Je regarde Karine
Elle me sourit
De fatigue
Je lui sourit
De fatigue
À l'unisson

 

Exister dans l'illusion
Comme un fort poison
Une drogue éternelle
Que notre cerveau façonne
En guise d'escarcelle
Pour passer la rivière
Quand tout d'un coup sonne
L'heure bien frappée
On s'époumone
On sort du liquide originel
Le réel vient à nous
On vient à l'existant
C'est si tentant
D'exister enfin

 

Quand le soir descend avecque sa fraîcheur
Quand le jardin arrosé souffre moins des chaleurs
Quand le mirabellier offre ses fruits tout de jaune couleur
Quand la vie se présente si calme et si sereine
Quand vous savez au fond qu'une étoile veille sur vous
Quand vous êtes amoureux et que tout est à sa place
Quand rien ne vient qui vous agace
Quand vos pensées vont à celle qui reviendra au foyer de vos rêves
Quand les chats vont et viennent et chassent le mulot
Oui quand je suis heureux la vie ça vaut vraiment le coup

 

J'ai tant rêvé de toi avant de te rencontrer
La réalité est venu concrétiser mes sentiments
Notre amour grandit de jour en jour
C'est si bon de ressentir notre communion 

 

J'ai plus sommeil
C'est la fatigue accumulée
Je sais pas comment ça va finir
Le mieux c'est que j'ai appris dans ces cas-là
À ne plus délirer

 

Dans la nuit qui s'avance
Deux ou trois vieux savants
Regardent les étoiles
Et le ciel qui s'étale
Un humain sait combien
Les beautés lui échappent
Et passent dans les trappes
Du temps qui efface les siens

Mais à chaque printemps
Quand Jacques voit fleurir
Et germer tous les champs
Il lui semble certain
L'amour et son désir
Est le maître chemin
Qui lui offre le chant
De l'enfant à qui tout est possible

 

De la fatigue
Naît l'essence
La substance
Qui irrigue
Les flux et les reflux
Des océans lointains
Que seul atteint
Celui qui tient
À aller au-delà
Du dernier pas
Allant rêver le rien
Qui grandira
Dans ce quotidien
Qui le dépasse
D'une neuve trace 

 

Là tout près de moi se tient un mystère si grand
Il est tant de choses cachées qui m'échappent
Et je reste Oreste l'enfant qui n'a jamais grandi
La vie sans une trace passe en moi
Vous êtes le zeste de ma vie
Si je savais sur quelle rive
Ce qui m'arrive
J'écoute ceux qui affirment
En infirme aphone
Devant la création
À l'aune de ma raison
Je laisse ainsi surgir
La moisson puis l'hiver  

 

 

Une étoile s'est posée
Sur l'épaule du condamné
C'est le cœur de la bergère
Qui soulage sa misère
Le condamné qui tout supporte
Au son du cor de la cohorte
Qui l'accompagne jusqu'au gibet
Le condamné au cœur léger 

 

Sous la tonnelle ombragée
On boit tous à ta santé
À la lueur des années
Faut dire que l'eau à bien coulé

En larmes et en rivières
Irriguant des contrées inconnues
Que l'on a traversé
Faut dire que tu as tout pensé

Et puis on oublie de le dire
Les mots sont des démons
Qui toujours reviennent
Comme une folle équation

On boit à ta santé
Que personne n'épargne
Faut dire que la vie gagne
À tous les coups du sort

 

 

L'homme déchiré
Entretient sa douleur
Ô combien
Quand il pourrait
S'échapper chaque fois
Dans la beauté d'une fleur
Qui est à ses côtés

Parlez-moi d'amour
Dîtes moi des mots doux
Parlez-moi toujours
De ces vagues contrées
Que vous avez connues
Emmenez-moi au long cours
Surtout loin de moi-même
Qui encombre la scène
Emmenez-moi mon amour
Loin de ce quotidien
Qui envahit mes veines
Emmenez-moi surtout
Où personne ne va

La réalité
Alité je regarde
L'image
Et la magie opère
Comme un poisson
J'oublie
J'adore
Et puis la vie
M'emporte
J'oublie tout
Puis tout se répète  

 

Le réel
Automatique
Me hante
Il m'emporte
Je vois peu à peu
M'échapper
Ma volonté
De faire
Et je dérive
Au son
Répétitif
D'une chanson
Dont je ne sais pas le nom

 

Sur le glissando de ta peau
Je pars oublier les idées d'un quart d'heure
Et je me pique aux jeux inconnus
Des étoiles qui m'entourent
C'est ici que s'efface ma raison
Et que la création poursuit
Comme une autre oraison
Mon cerveau se débat
Débarrassé du quotidien
Je cours pour tous ceux
Qui ignorent ce qui me poursuit
Ici-bas ailleurs

 

L'herbe est verte dans mon carré
Ma carrée est bien chauffée
Ma mie m'aime tant
Je ne manque de rien
Et pourtant je l'écris
J'ai déniché ici
Un air qui me poursuit
Et je veux au plus profond
Le graver sans façon
Dans cette vie-là
Qui ne le connaît pas

 

Le bonheur
Est survenu
Car jamais
Je n'ai perdu
De vue
Que chaque instant recelle
Un peu de celle
Que notre rêve
Appelle
Et qui survient
Quand tout est à sa place
Ma mie
Tes yeux dans les miens
Effacent le passé
Et l'avenir
Surgit
Loin du fugace

 

Karine Ô ma Karine
Sage et divine
Tu sublimes
Ton être
Et tu accèdes
À ce côté je crois
Là-haut
Qui nous attire
Ici-bas

Karine
Ma divine
Ma fidèle
Modèle
Celle
Qui m'emmène
Au-delà de moi-même
Ma foi
Ma loi
Je t'aime

 

Mon Amour. Comment te l'écrire. Comme un murmure, comme une fontaine en plein soleil ou comme un piano solo, je voudrai te le dire de mille et une manières à la fois colorées ou en aquarelles. Oui si je t'aime c'est que je crois plus fort que tout en la vie et si parfois je critique je sais qu'ici-bas les voies de Dieu sont impénétrables et sont toujours positives.
Je l'écris mais avant tout je le ressens et le vis. Ces mots ne sont pas importants. Seul importe de vivre sans noircir son cœur. Je t'aime et je le vis 

 

Surtout tu je nous ne ferons pas un geste
Et notre inaction achèvera le reste
Voilà ce que j'écris quand le désespoir s'entête
Et me laisse sans voix quand la folie me guette

Et puis le lendemain
Le désir et l'espoir
Fond le jour surhumain
Et chasse peu à peu
Les folles idées noires
Et l'on fait comme un vœux
Et l'on agit fièrement
Oui décidément
Là est la solution

 

Le carnet était tout ouvert
Comme un bureau des impressions
Où s'inscrit chaque jour
Les mots sévères
Plus que rouge colère
Un dégradé très sage
Comme un nuage
De passage

J'aimais ce temps de l'écriture
À la fois sujet et objet
Je pensais à ceux-là
Qui ne le connaissent pas
Et l'univers dans sa diversité
À l'aune de la liberté
De variétés en variétés
La vie la cavalière
Chevauchait
Toujours
Vers de nouvelles contrées
De pas en pas
D'amours en trépas
Toujours

Et je volais
Cet instant était
Comme hors du temps
L'œuvre du présent
Des milliards de vivants
Qui le portaient ainsi
Plus réel que jamais

 

Sombre
Décombre
Cache-t-il
Un nombre
Nouveau
Quand
L'ombre
Plane
Informe
Sur le vide
D'un homme
Qui ne trouve plus le sommeil

Qu'attend il
Sur son île

Pourquoi
Cette tristesse

Centré
Il devrait
S'ouvrir
Plutôt que de souffrir

Tout le monde dort
Ici
Sauf lui

Son cerveau
Semble
Fixé

Fatigué
Il lutte
Contre lui-même
Contre le sommeil

Seul
Face à lui-même
Sans complaisance

Ne l'a-t-il
Pas
Toujours été

 

Quand vient dimanche soir
On touche du doigt
Le monde
Et vient le désespoir

On sait qu'un peu plus
On se rapproche
De la fin
Du monde

Et c'est ainsi
Que tout bascule
Avant n'est plus
Qu'un souvenir
Aussi lourd qu'une plume
Après survient
Et le présent s'encombre
Du passé
Qui sombre
Et s'efface peu à peu
Aussi sombre qu'il soit

On encaisse le coup
Les regrets désespèrent
On ne veut y penser
Mais le jour survient
On n'est plus comme hier
Le cri du nouveau-né
À enfin retentit
Plus sonore que jamais
Lundi est survenu
L'étranger est venu
Le désespoir est mort 

 

De rime en larmes
Du rire aux armes
Je regarde les mots
Qu'on dégaine
Croire est de plus
En pluie
Difficile

Quand tu ne crois plus
Que tu ne sais rien non plus
Tu regardes le ciel
Sans le voir
Tu vois la buse qui s'envole
Et ton esprit David
Est tout vide

Il en faut
De l'énergie
Pour croire enfin
Plus que savoir
Qui n'apporte rien

Il en faut
Du courage
Pour nourrir l'espoir
Que croire
Apporte tout
Même le savoir

 

 

J’ai tant écrit, qu’aujourd’hui les mots je m’en défie. Je me saoule de musiques faciles qui bercent mon âme blessée. Les mots ne sont jamais définitifs. Ils tombent comme des couteaux que lance un lanceur de couteaux sur son épouse… Dans cette demi-vie qui m’attend comme un atome radioactif qui ne se serait pas encore désintégré je n’ai plus le sentiment que les mots apportent une quelconque vérité.

Voilà Rien n’est dit et pourtant. Ma cinquantaine je l’ai pas vu venir et je n’arrive toujours pas à savoir si j’ai vraiment vécu, si j’ai vraiment ressenti ce que j’ai vécu ou si je n’ai pas tout simplement mis ma vie entre parenthèses, attendant une chose que je n’ai pas fait surgir. Ce n’est pas le moment de faire un bilan. Mais à mi-chemin du parcours je me dis que j’ai beaucoup plus subit les éléments de la vie et autrui que d’être celui qui avance sûrement, les paroles en phase avec ses actes.

Je ne parle que de moi comme d’hab.

Au fond ou pas, je sais ou pas, que chaque humain cherche à briser sa solitude. Mais que la solitude est comme l’écrivait si bien Paul Auster « notre cercueil de verre ». On est mort et l’on voit la vie à l’extérieur mais elle semble n’avoir que des légères actions comme des vagues sur la plage qui effacent chaque fois notre mémoire et nos constructions.

Ma chérie me dirait si elle lisait au-dessus de mon épaule que je suis trop négatif.

Il fait un drôle de temps indescriptible ces jours-ci. Je trouve que le temps qui passe n’existe plus. Si la politique est devenue un spectacle où l’on parle de la liberté avec de belles paroles quand les actes la bafouent, si le temps est à ceux qui nous regardent de haut et se disent qu’il est con le peuple, si je ne comprends plus rien, si je me dis que le cycle est en fin de parcours et qu’une révolution est à l’œuvre où l’individu libre va accepter de perdre ses libertés au profit d’être connecté au monde, à cet être obscure que devient la société, cette Gaïa qui n’en finit pas de naitre… Si tout ça et bien d’autre chose, je n’y pense plus. Je vis et il me semble que je vis plus au contact du réel que je ne l’ai jamais été.

Voilà si je ne souffre plus du temps qui passe, si à mes yeux il n’existe plus, je découvre la vie, vivre vraiment avec Karine et sa fille avec de loin en loin mes enfants, ma fille de vingt ans qui me demande de l’aide pour un devoir de maths et William bientôt dix-huit qui prend son pied dans ses études d’informatique. Je me dis fatigué quand je me lève, mais au fond c’est une petite fatigue. Je suis heureux de faire quelques travaux dans notre maison. Karine quand elle dort tout contre moi chaque nuit m’apporte tant d’amour.

Tout le passé s’efface, j’arrive même à rêver de mon père et lui faire dire dans mon rêve : « mais venez on est bien ici ». Je ne suis plus révolté. Je suis pour les contraires qui s’associent.

Quand je suis positif, je ne pense au mal que comme le pendant du bien formant un équilibre. Dieu ne pouvait pas se passer du mal alors il a chassé son plus bel archange, le diable, du paradis. L’enfer il le voulait comme le zéro engendre un et comme un engendre deux et la multitude.

Passage d’une humeur à l’autre… Quand j’écris c’est souvent sous l’impulsion d’une profonde inquiétude, cherchant dans les mots mon seul médicament aux questions sans réponses que la vie me balance. Et les mots s’accumulent comme l’océan qui usent la falaise et la côte rocheuse usant ici, accumulant ailleurs et laissant parfois des rochers sculptés que les passants sur la grève imaginent comme des colosses pétrifiés, là un amant avec son amour visages côtes à côtes ou bien ici comme des éléphants…

Les certitudes j’en ai jamais eu. Je sais quelques notions de mathématiques. Mais dans la vie de tous les jours mon avis n’est jamais tranché. Si j’ai me semble-t-il connu un temps lointain où l’homme n’était pas connecté à internet, si j’ai appris beaucoup des notions de ce monde où l’internet envahit tout, il me semble à ce jour que je reste d’un autre monde, si absent ici-bas. Je ne pense pas, par lassitude, je ne réfléchis plus. Je me suis laissé entraîné par le courant. Le courant c’est le flux, le champ qui nous entraîne, magnétique ou autre, et c’est pourquoi si souvent je donne raison au plus fort, à ces temps où l’on tue et où la vie est tracée comme un champ de blé où la Vie est en rangs, tracée, contrainte, dans un cadre donné. C’est le chemin de moindre énergie. Il va toujours vers le point le plus bas. Est-il optimisé ? Est-ce cette règle simple. Le chemin de la moindre énergie est-il celui de la facilité ? Et pourtant ceux qui l’empruntent vous parle de l’effort comme valeur suprême guidant nos âmes vers Dieu. Où la vie est il ce chemin adverse au chemin de moindre énergie ? Est-il ce sentier escarpé de montagne où vivent les chamois libres de leurs gestes ou bien celui de cet homme au volant de sa voiture qui part travailler dans un monde industriel… il est les deux à la fois mon général. Un équilibre ! Depuis très longtemps j’ai cette maxime sur skype : La vie c’est tous les contraires associés.

Surtout ne pas souffrir de ses choix, savoir que d’autres souffrent bien plus que moi et les miens qui vivons à la campagne. Même pendant le confinement je profite de mes 2500 m² de jardins et de pouvoir partir faire une promenade de 1 h dans les chemins entre les prés si verts de ce 14 novembre ensoleillé où le vent du sud-ouest a chassé les nuages. Ma mie m’apporte sa confiance en moi et je reconnais toute la joie que j’ai à contempler le tableau de cette journée, ce samedi sans soucis. Si j’ai pu dire encore que j’étais fatigué ou pas bien, la nature a apporté son apaisement physique et psychique. La nature est notre bien le plus précieux. La Vie est un éternel émerveillement, avec ces aubépines dont les feuilles sont tombées toutes auréolées de leurs fruits rouges, repas d’hivers pour les oiseaux, les prunelliers aux petits fruits bleu et violet… ma tête dans les cimes des peupliers, le vent dans les cheveux de Karine, comme une lionne et sa crinière… Tout cela j’y pense et ça me contente. Je crois à la vie et je ne pense vraiment pas que l’homme sera sa perte.

Je suis en train d’écouter Ben Mazué chanteur de son état et ces mots me bercent. J’attends ma mie partie faire les courses. Nous sommes tous uniques et portés par des milliers, des millions d’humains qui nous permettent de vivre aussi bien !! Au-delà des réseaux sociaux nous sommes donc bien tous connectés. Des milliers, des milliards d’humains ont permis que je boive ce café que je vais boire… La Vie est une réelle communion. Même au-delà de l’humanité. Il faut en avoir la sensation. Reconnaître ainsi la véritable Œuvre de la Vie.

Si le désespoir si souvent prend l’homme et le terrasse au plus profond, croire est le plus beau cadeau que l’on puisse vivre, croire à l’amour, croire à Dieu, croire à cette abeille qui permettra le fruit que je mangerai, tomates, cerises, ou mirabelles, croire que préserver est mieux que de détruire, croire que nous ne pourrons jamais détruire cette force du Tao qui investit toute chose sans que notre volonté n’y puisse grand-chose. Et si l’on croit que la volonté est importante c’est juste une facette, non agir c’est aussi agir ai-je déjà écrit si souvent. La dictature commence toujours au moment où l’on croit que sa manière de voir est la seule l’unique quand ce n’est qu’un point de vue.

C’est l’ensemble des points de vue qui décrivent la réalité.

Il y a une nouvelle de Philip K. Dick qui décrit bien cela… où par un désordre nucléaire, le curé, le militaire, puis l’enseignant devienne à tour de rôle le point de vue unique de la réalité qui à chaque fois tourne à la dictature et une société bancale et malade.



La vie est un mystère. Ce n'est rien de le dire. On peut croire

avoir trouver des certitudes. Mais elles s'effondrent comme un château

de cartes dès que l'on comprend que ces certitudes n'ont été

établies uniquement pour nous rassurer. Pour que nous n'ayons

pas trop peur, pour que notre réalité qui n'est toujours qu'un

écart par rapport au néant ne soit pas la peur de tout voir

retourner au néant. Au fond le plus important est-il de

savoir que notre réalité est une illusion, un écart, un

geste désespéré pour échapper au néant ou bien de se

contenter de vivre cette illusion sans en avoir

conscience. Mais une fois la conscience établie, une fois

la porte ouverte et le seuil franchi, il est impossible de

faire machine arrière. C'est le danger de franchir une limite

 

 

Plus qu'un visage un mot tout au fond de ma gorge

Plus qu'un mot que j'écris c'est un son que je crie

Et depuis, l'écriture a balayé l'image et la réalité

construisant un monde au-delà de cela. Le voilà

oubliant ce monde écrasé de ces mots. Mais voilà

qu'aujourd'hui les mirages renaissent. Comme un aller

retour entre réel et idéal, voici à nouveau l'

image brute envahissent l'espace, mais cette réalité

comme un hic est numérique.

Plus qu'une image un mot. Rien ne vaut qu'on s'insurge

voici le renouveau et demain s'égosille à renaître

toujours chaque fois différent mais aussi englobant

hier qui toujours subsiste.

 

Il avait les idées claires. Il savait ce qui est bon. Il

n'était pas de ceux que le doute assailli. Et je n'étais pas

comme lui ! Au fond j'étais d'accord. Montebourg

parlait. J'étais d'accord. Ceci n'était pas poétique.

J’avais remisé mon téléphone portable, et j'attendais...

J’attendais... Je voulais me reconcentrer sur ceux que j’aimais,

sur les mathématiques, sur des études personnelles.

j'avais encore 15 ans devant moi pour encore me

développer.

 

 

Au fond les reproches, les fautes, tout cela je ne veux plus l'entendre.

Il n 'y a pas que ceux faits par autrui, il y a aussi mes auto-flagellations.

Tout cela je ne veux plus l'entendre. Je veux faire ce

que bon me semble. Ce que j'écris, ces mots qui se délient

sur cette page, ces quelques mots autocentrés, dirait ma mie,

ce je que j'accumule. Je veux peu à peu m'en défaire.

Il arrive un âge où tout ce que l'on a cru important peu à peu

se délite et il ne reste rien ni des croyances, ni des raisons

que l'on s'est forgées, gravé au fer dans notre pauvre cerveau.

Dans mes textes si courts, ma mie dirait que je veux comme

chaque fois, des mots définitifs. Je le sais. Mais au fond, tout

me pèse aujourd’hui ; le lancinant qui se répète comme une

douleur psychique qui ne prend pas fin.

 

Avoir raison, est une hérésie. Il n'y a de raison, que relative, que multiple.

Quand on cesse de vouloir tout court, et en particulier de vouloir

avoir raison, on s'aperçoit le plus souvent qu'au moment où l'on

voulait avoir raison, on avait tort. La raison est une torture.

Je me souviens d'avoir écrit dans ma jeunesse. le jour est arrivé

pour ne plus chercher la solution à tout mais de résoudre

chaque problème qui se présente à nous. Il n'est plus là

le temps de bâtir un raisonnement sur des propriétés indécidables

au sens Gödelien du terme, il est temps de comprendre

que les propriétés du monde évoluent et ne sont jamais

les mêmes. Que ces propriétés émergent du monde lui

même comme un corps qui grandit, qui s'allie à d'autres

corps voit ses propriétés changer. Shrödinger disait si justement :

"le monde ne change pas, c'est notre regard qui fait changer le monde »

 

 

Ils, je, tu, il ! Tous ces pronoms personnels que je manie pour

retomber toujours sur je, ce moi qui m'encombre. Pourquoi se

faire tant de mal me direz-vous ! Question de chemin de vie.

La construction était bancale et j'ai trop mal au crâne

pour dire autre chose que des âneries. Au fond, du fond, mais

étais-je bien là où je croyais être ! Je n'avais plus de

certitudes. J'étais pétri d'attitudes, mes servitudes. Pourquoi

se plaindre ? Parce que ? les parce que c'est comme des sucreries

Tu finis le paquet de bonbons et les parce que finissent jamais !

Alors tu t'endors et ton cerveau se tait un peu, un petit

peu et le lendemain ça se recommence. C'est insupportable !

 

 

Il y avait des écrits et des idées qui ont inondées le monde et

colonisées tous les cerveaux de la planète. Les rêves de chacun

ont été bercés par l'américanisme. Avec ce mot en isme

régénéré toujours par modernisme, ils ont construit ce monde

où la science-fiction a baigné nos idées. Mais au fond

ils ont voulu changer la réalité en changeant nos idées.

Cela je le refuserai jusqu'à la fin de ma vie. Un grand

visionnaire comme Georges Orwell avait bien compris qu'en

changeant nos pensées on changerait le monde. le visionnaire utilisé

à mauvais escient a permis ainsi que les humains renoncent peu

à peu à tout ce qui est vivant pour un monde aseptisé où les

produits chimiques tuent peu et peu et très certainement la Vie.

La Vie avec grand V pour laisser la place à quoi ? A un ersatz

que nous devrions tous accepter et que je n'accepterai jamais

 

Si vous désirez obtenir au-delà de tout

Le sage et la légende dit

C’est au prix

De beaucoup.

 

Mais peut-on penser quel l’on se donne les mauvaises raisons

Pour ne rien faire au fond

 

Si notre chemin n’est de rien faire

Si je ne peux m’y résoudre

Mais que je suis ma propre preuve

Refusant de faire

Quand cela est possible

 

Au fond de mon trou, je n’ai plus à me plaindre

 

C’est pourquoi ma raison s’égare

Au fil de ma pensée.

 

 

Si je me laisse aller... Où vais-je aller ? A la question d'où

viens-je ? Je peux sans doute y répondre. J'ai la mémoire de

mon passé, et même de mon inconscient. A la question qui

suis-je ? Un état mouvant.... Un équilibre instable

en perpétuelle recherche de l'équilibre. A la question

où vais-je ? Nulle part, ou bien je ne sais pas. Il y a une

réponse si je sais-ce que je veux. C'est donc une

question de volonté. Si je vais dans une direction

c'est que je veux y aller. la question Où vais-je

a donc une réponse. C'est une question de

volonté. Ne pas y répondre est donc le choix de ne pas avoir de volonté

 

Il est bon de savoir. Bon de savoir et d'agir avec sagesse. Ainsi il

est bon de savoir qu'il n'y a jamais une seule manière unique de voir

ni de faire. La liberté qui m'est si chère, m'a fait comprendre

que laisser les gens libres de faire et d'observer enrichit

ma façon de voir, de comprendre et de faire. J'ai un peu été

élevé à la dure et j'ai cru très longtemps que ma pensée et

celle qu'on m'avait inculquée était la seule manière de penser

et de faire. Aujourd'hui je découvre encore combien il est bon

d'être ouvert et libre, à l'écoute. Je ne l'ai pas tant été

que ça dans ma vie, mais les années qui me restent à vivre seront

sans doute les meilleures. Plus libre moins crispé, moins tendu,

plus détendu, plus ouvert, reconnaissant l'émotion et la réflexion

collective comme la plus intelligente.


Tant que vivra la vie Le mal s'éloignera

Rien

Ne sert

Qu'un serre tête

Au fond

Être en faute

Incorrigible

Comme une marque

Indélébile

Irrémédiable

La part du diable En moi

On essait

On ne sait pas comment

Faire pour oublier

La marque au fer

Gravée au plus profond

La bulle qui monte

Chaque fois de la vase

Éclate

Et ça dérape

Comme un vélo

Sur la flaque

Et tu tombes

Dans le même état

Névrotique

Ou psychotique

On te classe

Dans une case

Et ta définition

Est comme une claque

Une vieille réclame Te fais tomber

Sans vacarme

Tu tombes

Tu rêves

De n'avoir jamais été

Vouloir avoir raison

C'est déjà avoir tort

Ai-je écrit

Il y a deçà longtemps

Mais l'ai je donc compris

Cet écrit bien sensé

Appliquer à moi-même

Cette belle Maxime

Écouter ce que disent

Les manants les Marquises

Et tous ceux qui au font

Subissent mes humeurs Quand ma raison s'égare.

Je sais les gestes tendres

Qui toujours nous rassemblent

Et quand tout tremble

Quand la vie vient à mordre

En douceur

Les mots d'ordre

Que l'on se donnent

Et cet instant

Qui fait quitter la terre

Je sais je n'oublie pas

Tous ces premiers pas

Et par milliers

Par monts et par vaux

Tu sais l'indicible

Il nous porte et nous transporte

Au milieu de la nuit

Comme un matin d'été

Je vois s'évanouir la pénombre

Et j'écris en nombre

L'impression nouvelle

L'éternelle

Les boucles celles

Que l'on lie et délie

A l'infini

Quand la tristesse est en chemin

On écoute Benjamin

On boit un verre

On désespère

Et puis ça passe

On oublie la vie

Qui nous angoisse

Et quand on jette

Un regard sur le passé

On ne voit rien défiler

Pourtant l'on a

Jamais été

Aussi vivant

Aussi heureux

Pour la première fois

De plus en plus vivant

C'est étrange

Comme un secret

Qui n'a jamais

Existé

Qui disparaît

Ne reste qu'une musique

Celle

Du temps

De l'être

Les secrets des dieux et des déesses

Sont dangereux pour les mortels

Que nous sommes

Comme un long chemin

Que tous ne peuvent faire

Alors dans les flots

La flore et la faune

Cachent des beautés

Signées des maîtres

Et m'apparaissent

Comme cette douceur

Quand je te caresse

Et sais combien

Le bien est là

Dans ce mystère.

Mon amour

Dans ces mots bien pensés

Je veux dire toujours

Le bonheur est dans nos manches

Et c'est dimanche

Le cœur heureux

Nous ferons tant de choses

Et comme le soleil qui se lève

On saura se coucher plein d'espoir

On saura gagner à chaque fois

De ces cycles on fera

Les simples merveilles

Et si étrange que ce soit

Nous ferons du quotidien

Le grand feu de joie

Auprès de chacun

C'est un secret

Celui du résilient

Si nous sommes moroses

On ne voit que les roses

Qui éclosent

Comme on respire

À la fois dans l'effort Et vers le bon port

Martha Argerich

Dans le soleil ardant ses derniers rayons

J'écoute Chopin sous les doigts de Martha

Notre chat s'est endormi et vous jouez

Ma mie avec votre fille aux jeux d'éducation

Si mon asthme en ce moment me reprend

En cette fin de printemps Chopin m'apaise

Un peu et j'aime sa musique envolée

Comme des doigts de fée penchée sur ce clavier

Comme un mot quelconque

Tu ne verras jamais la jonque

Dans la baie de Hong-Kong

Moi je t'emmènerai à Chalon

Sûr l'île Saint Laurent ton

Coeur contre le mien c'est mon

Petit coin où je t'invite

Où le resto et sa marmite Mijote un tajine au citron

Faudra croire à l'amour

Sans rêver un autre jour

Sans apprêt sans atours

Ce sera comme plat

Où j'ajoute un secret

C'est celui bien concret

D'aimer ces tout petits riens

Nos deux mains qui se caressent

Cette femme, en action, ma dame

A le charme et l'esprit, la flamme

Elle sait ce qui est bon et éloigne Le drame elle seule me soigne

D'amour. Je regarde ces mots ballots

Sûr qu'il raconte ma vie malade

Suis je encore dans la panade Quand je crie si fort si haut

Mes quatrains de quatre sous

Barrés sans marabout

Narrent une histoire de fou

Quand je pars dans les tours

Je garde espoir c'est ce qui reste

Suis je vraiment honnête

Quand j'abime peu à peu L'amour qui me rend si heureux Pourquoi ?

Comment rester indifférent

Observer le crépuscule

La déprime en majuscule

Après moi ce déluge

On continue indigemment

Quand revient l'aube

La tête et l'oeil triste

On n'est plus en piste

On est bête on se désiste

L'action en berne quand cuit la daube

Comment faire naître

Au milieu du désastre

Cet espoir si tenace

Comme brille notre astre

Comment faire apparaître

Et ceci sans férir

L'action qui débarrasse

Mais l'esprit qui trace

D'un trait d'architecte

Un pur esprit qui se tire Séparé de la nasse

A la ronde

Je fais plus rire On soupire

Quel est le rôle

Que je veux prendre

Il faut finir

Encore 12 ans

Il faut pas pire

Mais combattre

Cet ennemi

Qui est en moi

Cette colère

Depuis l'enfance

Contre tout

Et contre moi

Intelligent

Il ne faut pas

Sabrer tout ça

Cette analyse

Est la première ? La dernière ?

La conclusion

C'est dans un an Oui on verra

1

2h seconde g 3*33. 99

Acse 4*13+3*11. 85

Info première 4*13 42

Maths term 66

Maths seconde pro 132

Physique seconde pro 33 Info seconde pro 130

Le regard change tout du réel qui s'égare

Si je sais aujourd'hui que je vis ce qui

Hier manquait à l'appel

Ce présent que je vis Me guérit du passé

Je gagne à reconnaître

Au milieu de ma vie

La couleur des bleuets

Des œillets de poètes

Que ma mie a planté

Dans le jardin d'ici

Où les oiseaux pépient

Et chantent mon bonheur

Il a tant besoin d'amour

Cet homme en ces beaux jours

Il ne pense qu'à lui pas étonnant Il est resté comme un enfant

Affligé et harassant

Il a repris la plume

C'est son médicament

Comme une femme se parfume

C'est un air répétitif

Qui l'entraîne chaque jour

Il y perd ses beaux atours Il coupe en quatre les tifs

En boucle on tourne comme une particule

Et si l'on entraîne en majuscule

D'autres individus dans son sillage

Mais je suis de ceux ou celles qui observent et sont seuls

Observant cet espace où chacun s'ébat

Tournant et détournant

Quand moi je vois peu à peu mes mots Sur ce clavier qui ne regarde que moi

Les oiseaux chantent à ma fenêtre

Cette douceur efface le temps

Ma femme lit bien à voix haute

L'histoire de ce monde et de sa politique

Au fond la directioni de chacuns

Nos âmes sur ces chemins

Dépasse notre entendement

Ces milliers de volonté font le lot commun

Moi je vais de rimes en quatrins

Je regarde sans voir vraiment Je sens l'œuvre et l'architecte

Les oiseaux chantent et volent les insectes

Au fond qui sait que surgira

Demain de ce fatras

Je garde en mes moments de fièvre La foi en l'homme et ses rêves

Si je pense encore au passé

Je n'en ai vraiment gardé

Que les bons côtés

Comme ces photos préservées

Où vous avez l'air heureux

Si je rêve encore souvent

Je vois votre présent

Même rarement

Comme un diamant

Où je vous sais heureux

Je m'enthousiasme encore

Et rêve de voir courir dehors

Sous les pruniers des boucles d'or Ici dès l'aurore

Où vous serez heureux

Lentilles

Saucice de Morteau

Papier carreau

Patates

Poisson pané et autre

Masques

Isaac Azimov

J'ai connu un homme

Il y a de ça longtemps

Dictateur intégral

Régnant sur cent mille âmes

Et un jour est venu

Certains ont compris

Sa manipulation

Ont détruit en lui

La partie du cerveau

Qu'il avait développé

Et certains ont compris

Comment manipuler

Sans détruire

Le libre arbitre

En ayant un projet éclairé

Résolvant l'équation

Humain Humanité

Dépassant le corps

Pour un autre Vivant

Mauvaise nuit

L'asthme m'a pris

Attendre que le jour se lève

Pour à nouveau respirer

C'est étrange

Que la nuit vous prive ainsi de sommeil Et que le jour vous apaise.

Pourquoi les hommes font la guerre

Pourquoi les hommes mentent ils

Je sens caché depuis l'enfance

Une histoire pas vulgaire

Des détails à pas piquer des vers

Une histoire qui me poursuit

On me dit rien privé de sens

Je me construis mais sur du sable

Mais les cartes sont sous la table

Alors je reste immobile

Et je respire difficilement

Le monde ce matin virevolte

Comme un pianiste de Boogie

Il a la couleur la bonne note Il est l'espoir qui sourit

L'action apporte au monde

Une réalité qui survolte

Sa beauté, il pianote

Et mon cœur danse à la ronde

Peu à peu je construis

Ma vie, ma marotte

Et j'agis comme une souris

Je fais, peu à peu je grignote

Sans forcer le trait du dessin

L'espoir et l'action pour lesquels je vote

Et l'Amour comme seul destin

Je sais, je sens, le dessein de ce monde Qui me porte

Sous le pont Saint Laurent coule la Saône

Est ce si loin du grand Meaulnes

Quand nous sommes éveillés avant l'aurore À la lampe électrique et son fil d'or

Voici que sonne cinq heure sur mon téléphone

Je pense au monde qui sommeille

Est il temps de croire arrivées les merveilles

Sommes nous le sommet, un certain maximun

Ces questions énoncées sur la papier résonne

Un papier d'un clavier mais de mon téléphone

J'écoute une chanson et peu à peu m'endors Mon angoisse est partie je reviens à bon port

Il m'avait fait venir

Au sein de sa chaumière

Il y avait maman

Qui faisait la poussière

Et si bien

La fricassée de veau

Sans oublier la crème

J'étais un petit gars

Pas encore tout conscient

Où je mettais les pieds

Pas sûr de rester

Puis ils m'ont fait rester

Dans cette réalité

J'étais du monde des idées

Me voilà enfermé

Dans un corps que je n'ai jamais cessé

De mettre en danger

Me voila prisonnier

Moi qui ne suis que l'éther

Et qui n'est rien à voir

Avec ce monde matériel

Le blé pousse dans le champ d'à côté

On juge on tue. On dit des vérités

Mais au fond que sait on du blé qui a poussé

Et pour qu'elles raisons des produits il est soigné

Dans le champ d'à côté il n'y a plus de charbon

Qui rendait fou le pain que l'on avait mangé

Que sait on du pays devant cette  maison La moisson sera là tout au creux de l'été

Au fond on se débat comme au ciel les Dieux

Reliés les uns aux autres sous les mêmes grands cieux Des erreurs s'accumulent en des millions d'actions La vie n'est elle pas perpétuelle évolution.

On voudrait tant sortir des cycles millénaires

Ne plus voir des morts et des folies guerrières Notre combat serait que l'on sorte des cycles Mais au fond je le sais c'est ainsi que j'existe.

Cet homme de haut rang

Les bras ballants

Voudrait comme on injecte une dose

Faire des choses grandioses

D'un seul geste de pensée

En cohérence, instantanées

Mais la terre est bien basse

Et l'effort bien lent

Qu'il faut enduré bien plus que boire une tasse

Le café avant l'heure sonnant

Qui a dit que les arbres ou bien les animaux Travaillent comme nous sous nos oripeaux

Cet homme au bras ballants

Qui s'en va déclamant

S'éloigne à petit pas

De ce monde écarlate

Dans son jeu aucune carte

Il finit de courir ici bas

Cet homme si charmant

Rêvait d'être utile en revenant

De l'au-delà mais voilà

On l'avait prévenu

Il n'y a pas de combat

Juste un homme parvenu

À se méprendre de la Vie

Enfin Dieu n'a pas jeté

Le bébé que nous sommes

Dans le déluge de Noé

Croyons un peu en l'homme

Qui sache diriger

Dans un geste altruiste

Son savoir réconcilié

Après trois cafés

Ma vision déformée

Je ne sais rien des vérités

Énoncées en nombre

Qui m'encombrent

Je fuis comme un panier

Percé en osier

Sous le soleil ébloui

Peu à peu j'oublie

De m'intéresser

Au monde

Je vieillis

Je pars

Je laisse ma part

Je brûle les derniers feux

Il me semble

Qu'il n'existe plus

Que ceux qui sont prêts de moi

Ma chère et tendre

Tu es celle envers

Et contre tout

Tu te bas chaque jours

Tu as ce courage

À toute épreuve

Et chaque fois

Tu montre à mon cœur

La voix qui conforte Et réconforte

C'est un air qui tape un rythme au clavier

Un air de boogie qui t'entraine au bout d'la soirée T'as envie de danser, tu tapes des pieds Et t'attends Karine depuis une éternité

Tu regardes même pas Mélusine

Ces gros yeux blancs de chiens battus

Qui carressent ton corps de parvenu

Mais toi ta pensée unique est pour. Karine

Tu griffonnes au stylo un vieux carnet

Tu vas passer toute la soirée sans l'app'ler

Mais où est passé ta fiancée

T'es sans nouvelles, c'est le bouquet

À moitié bourrée la voilà qui se ramène

C'est pourtant pas le genre de Mémène

Ta Karine c'est pourtant du carré Carrément tu peux que l'adorer

Elle te raconte que son frère s'est barré

La laissée tombée. Au pied levé

L'est parti avec la folle voisine

Tu consoles la douce la belle Karine

La soirée est foutue vous rentrez vous coucher

Tu croyais qu'elle t'aimais plus ! T'a gagné

D'la soigner vue qu'elle est aussi tombée Dans l'escalier sa cheville est foulée

Cette histoire est vraiment vraie de vraie

C'est lui qui m'la raconté hier en soirée

Depuis l'a plus jamais quittée

D'une semelle il est comme un chien à ses pieds

Tu voies mon p'tit Bernard c'est pas rare

Qu'un homme au fond sur le tard

Rencontre aussi l'amour du malabar Qui colle à ses basques de fêtard

Quand chantent au matin les oiseaux d'ici

C'est encore bien là qu'est le paradis

Le printemps revenu après des jours de pluie La nature toujours, nous a réuni

Des femmes et des hommes souffrent jour et nuit

Dans ce jour qui se lève oui je prie à la vie

Je ne crois pas qu'il faille pleurer nos douleurs

Ils chantent au matin dès les premières heures Alors s'il vous plaît cette foi dans mon cœur

Que je sens chaque fois de matin de bonne heure

Ce chant dans mes écrits oui je vous le dédie Oubliez un moment quand le moineau pépie

La douleur dans ce monde a toujours un répi

Déchiré comme un ciel après l'orage

Comme une page dans mon cahier

Comme un nuage cache un visage

Je laisse taire ma vérité

Il n'y aura plus de plus jamais

Les affirmations donne un goût d'amertume

On reste seul sur le bitume

Quand on croit plus que de raison

Alors se pament mes pâles volontés

La vie file un mauvais coton

Mais peu à peu nous tissons Le pull qu'Ariane avait défait

J'écris pour la beauté du geste

Quand la vie n'est pas en reste

Quand elle chante et remplit de bonté

Mon cœur, mon verre quand le jour vient me lever

La grisaille jamais n'affectera

Nos âmes purs que l'amour baignera

Regarde un peu bien au delà

Cette force qui investit et gagnera

Loin des capitaux terrestres il y a

L'iris et les rouge-queues qui dansent sous nos yeux

La tourterelle fidèle et Joe qui chante "à toi" Et nos chats chassant les souris et les rats

Il y a le vent, la pluie qui fait les fleuves

Il y a notre combat nos enfants qui nous émeuvent

La vie entre deux ou trois pôles

Mes écrits ta tristesse que je dédie à Paul

William, Clo, Luciole, à tout homme ou femme

Dont le corps bât pour la beauté du geste

On ne pourra me faire croire que la détresse

Ne cache pas le train qui chaque fois m'emportera

J'écris le rêve et jamais je ne déteste

La vie est comme un nuage qui se déchire

Et laisse un coin de bleu vers l'Est

Et dans la bonté ce filet qui nous attire

J'aurais voulu fixer

Un mot, des maux et tisser

Une toile qui habille

Mon âme perdue sous les étoiles

J'aurais voulu dans la nuit

Qui descendait des cieux

Chanter des mots inédits

Sur le boulier du temps

Trouver l'équation

Les relations établies

Et changeantes

Sous le firmament

Trouver

L'adequat chemin

Qui éloigne le chagrin

Et les désirs sans fin

Pour que chante la création Dans toutes les directions

Et j'ai trouvé

Comme un équilibre

Auprès de ce monde

En découvrant à chacune seconde

L'être et le néant

L'existant et l'infini

Sur le fil à linge

Dansaient dans le matin

Les draps des amoureux

Que caressait l'astre solaire La pluie était loin

Sur le fil électrique

Dansaient les hirondelles

Secouant la pluie

De leurs costumes d'ailes

Le soleil était énigmatique

Sur le fil de nos vies

Dansent les ribambelles

Des émotions, des relations

C'est un jeu éternel

Dont on sort plus vivant

J'attends la femme, celle

Qui danse en mon esprit

Et chante un enchantement De tous les beaux instants

Comme une folle ritournelle

Un homme a misé sa remise

Sur un coup de dé cruel

Et sur son sort à coup de truelle

Il a donné au hasard sa dernière mise

Cet homme un jour d'octobre 19 cent

A renoncé à jouer son destin

A préféré s'en remettre cent pour cent À l'amour en cultivant son jardin

Une femme a bouleversé sa déprime

Et pour ce bonheur en prime

Il a découvert la vertu de l'action Une nouvelle et certaine vision

Cette femme a décroché la lune

Et tombé du piédestal malin

Le hasard en peau de chagrin

A grandit son coeur d'enfant sur la dune

Dans le silence de mon enfance

Mes parents ont inventé des photos

Pour jalonner le désert

Que j'ai au fond traversé

Car au fond

J'ai été Autiste

Je ne me souviens de rien

Depuis que je communique vraiment

Oralement

Je vis, je m'ouvre peu à peu

C'était il y a trente ans

Il y a 45 ans

Combien de temps

Ai- je fait d'hôpital

Karine ma chère amie, mon aimée

Je descends de Paris toi de l'Athénée

Nous voilà réunis dans la douceur du printemps Je te le dis souvent je t'aime énormément

Quand nos deux mains réunies

Nos deux corps se caressent

Il n'y a plus de détresse Je vole au Paradis

Ma mie je sais que seul le monde

Qui bât chaque seconde

Est la seule vérité

Sans tâche sans mensonge éhonté

Mon amour je cours tout près de toi

Comme au delà des mots que j'emploie

Nos vies réunis entre clair et obscur

Sortent de l'ombre et vivent sans l'usure

Les mots n'y peuvent rien

Ils disent mon chagrin

C'est comme après l'été

Quand l'hiver est tombé

Mon cœur dans la nuit

Attend que reviennent les beaux jours

Du bonheur tu m'as dit

Qu'il m'échappera toujours

J'aurai besoin de ta chaleur

Contre mon corps

Une onde comme un cœur

Qui battrai près de moi

Tu es plus que l'or

Tu es ce pourquoi je combats

Je me lève et fais

Le bon geste

Et reconnais

Ton amour qui me déleste

De la tristesse

Vase clos

Clos Vougeot

Je parle

Dans le vide

Timide

Beaucoup forcé

Le trait

Obscurément

Je tourne en rond

Devant le monde

Attrouppé

Je suis seul

À parler

Dans le vide

Au fond

Je suis

Un puit sans fond Où je me noie

En voiture vers de nouveaux paysages

On peut toujours regretter qu'hier n'est plus

Mais voici donc que s'avance son Visage Il a le goût du jamais vu

Il flamboie comme une aube dans les nuées roses

Il déploie ses atours que personne ne suppose

Au fond on devrait s'enchanter de voir Qu'hier fermente chaque soir

Un autre temps et d'autres moeurs

Ici l'expérience inédite

M'a révèlé auprès de vous

Juste à l'heure dite

L'éternité des brindilles qui s'élèvent

Et du taureau, le cou Puissant et fort

Dans le matin qui dort

Je regarde le jour qui s'éveille

Au lapin qui retourne

Au terrier se coucher

La vie dans mon miroir

A des reflets si beaux

Sur ton nuage de lait tourne ta cuillère

Ó temps suspendu à tous ces petits actes

Qu'ils soient réunis au sommet de la terre Si jamais tu te détractes

Il y aura la clef de la chambre perdue

C'est là que l'art fomente

Un chemin qui ignore l'or et le hasard On ne joue pas l'amour à coup de dé

Le monde est ainsi fait

Il tourne à foison

Tu en fais l'expression

La forme qui convient

A ton visage défait

Tu regardes et reconnais

Ta tristesse printanière Et le chat qui ronronne

Et le réveil qui sonne

Tu es la joie

Tuée par toi

Cet instant répété

De la première fois

Je pense à ton amour

À ta peine en ce monde

Aux vibrations de l'onde

Ces autres paysages

Que tu envisages

Pose ton regard

Et ton sourire

Sur cet air De cithare

Fais moi vivre

Ta joie

Le soleil dégèle

La prairie

Mon cœur au chaud

Change d'humeur

Je pense à toi

Et mon amour renaît

Soudain

Tu crois

Avoir Compris.

Mais lente

Est là pour vous

Pensée

Qui montera

Au cerveau

Rimes

Encore

Pour trouver

Le sens

À tout cela

Mais continue

Rêve et espère tu qui

Aujourd'hui je comprends que je suis un mariage entre la machine et la vie, entre le contrôlé et la liberté


 

  Depuis trois heures du matin

L'insomnie et l'asthme

Laisse chagrin

Ceux qui voient le marasme

Au fond

Nous sommes

Levés

Debout

Sur le pont

Tambourronne

L'espoir

De respirer

Un jour

Sans le capital

Infertile

Et infernal

Les heures s'égrènent

Moi celui

Qu'on appelle

Diable ou Jésus

Je fomente

Un vieux pain au levain

Au froment

De mon champ

J'en appelle

À l'Éternel

Qui nous appelle

Drôle de vie, drôle de monde

Drôle de monde, drôle de vie

Tous les désirs assouvis Dans une grande ronde

Et chaque jour reviennent

Les liens d'hier se resserrent

C'est ce chant comme une antienne

Le temps n'existe pas dit le limonaire

Les liens sont immanents

Exactement

Dans cet instant Va s'envolant

L'idée du temps

A fait long feu

Feu de tout bois

Cela m'émeut

L'émeute est là

Elle veut les cycles éternels

Quand tout n'est que spirale

Hier tombé de tout mon corps

Ci-gît ma sinistrose

La vie hier tua

Ce qui m'empêchait De tout voir en rose

Par un effet de l'art

Changer d'esprit

Changer de main

Laisser la sinistra

Ne plus nous guider

Trouver de nouveaux Chemins neuronaux

Je suis l'expérience qui réunit Les hommes et les femmes bien et mal.

Tous les contraires

Et si ma vie est préservée et facile

Je la traverse un peu perché

À des années lumières

L'heure pour laquelle

Je suis né

N'a pas encore sonné

Au cadran

De ma montre fragile

Les secondes s'égrènent Je vis hors du temps

Vous êtes mon amour

La douceur du jour

Et tu es

La témoin de notre monde

Je m'éloigne du réel

Et tu m'appelles

Et c'est ma main qui te répond

Je reste près de.vous de toi

Hors du temps

Ma lionne a ses cheveux

Comme une crinière

Et sa blondeur génère

En moi cette onde

Qui court le long

De ma moelle épinière

Je sais qu'elle est la femme

Qui m'emmène

Au delà de ma frontière

Elle sait ce qui est bon

À mon mauvais caractère

C'est pour cela

Que j'la vénère

Et si encore je discours

Seul son amour M'apaise

Je suis partie De la vie

Plusieurs fois

Revenu

Comment veux tu

Que je file droit

Devant vos volontés

Comment tous vous contenter

Je suis

Le mouvement

Mais je ne puis

Quand je fuis

Mais je sais

Maintenant réussir

Au milieu de ma vie Je sais le bien

Dans cette première strophe

Où sous le coup de l'émotion

Je cours comme à la catastrophe

Il y a pourtant tant de techniques Qui sont si bénéfiques

Notre chat les oreilles pointues

Dort d'un œil

Je veille encore une fois

La mort au loin

Ne gronde pas

Faut il qu'enfin vienne

Le temps des violons

Des guitares et de l'été

Comme un point de l'espace

En relation

Vibrant à l'unisson

Abolissant

Le temps qui passe

Il pleut, il fait chaud

Sous le vent les arbres bercent

Leurs palmes

Et je sens

Les milliards de liens

Si petits si ténus

Qui font que la vie tienne Bien

L'absence a perdu mon âme

Au pays du vieil âge

Je n'ai pas eu de combat

Elle m'a préservé des drames

J'écoute Henri Tachan

Ces mélodieux poèmes

Éloigner mon insomnie

Quand l'aube chasse la nuit

Je me rappelle encore

De tout et rien n'est mort

En moi tout est vivant

Je me souviens de tout maman

Je n'ai pas résolu

L'équation de bien et du mal

Je suis juste un vieux cheval

Et la vie m'a laissé tout chenu

Au nom des miens

Au nom des millions qui votent à gauche

Je prends la porte dérobée Des amours éternelles

Sur ma table

Il y a la salade

Elle assure toujours

Avec les pommes rôties

Un repas ineffable

Mon chat dort tout près de moi

Ma dame au milieu de la nuit

Se colle car elle froid

L'homme souvent quitte le nid

Mais il est mu

Par ce qui manque

Cette absence qui tangue Et jamais elle ne le quitte

En cinq minutes

Je trace le portrait

D'une émotion je passe

À une autre et tu sais

Ma douce

Comme un caribou

Frotte son cou

Contre l'érable

Je passe à table

Je fais mais aussi

Je râle

En cinq minutes

J'étale

Et puis je mange

J'aime trop

Ta peau

Contre la mienne

Solitudina

Où sont donc mes amis

Voilà

Que s'avance à grand pas

Une douce joie

Je regarde ma vie

Mais que vois tu m'a mie

Que je ne vois pas

Cette mélancolie

Qui coule à flot

Dans mon sang

Depuis

Si longtemps

Le monde est là

Et tu n'as

Rien défini

Voici la Vie

Qui t'échappe

À chaque fois

T'es mains

Tournées vers les cieux

Observent la venue

Au monde

La bonté

Et les chagrins

Perdus

En vieillissant

L'angoisse s'atténue

Et voici le temps

De voir plus que de savoir

Observer la beauté Si féconde

Petit être frustré

Grandira toujours

Si nu et perdu

Trouvera au détour

De tous les chemins

Le sentiment

De susceptibilité Qui le frustrera

Nager dans l'océan

Retrouver l'élément

Comme aller au-delà

Des symétries cachées

Sauter le pas d'antan

Pourquoi aller plus vite

La peur que rien ne persiste

Un instant particulier

Imaginé

Et perdu dans la vie

Il en oublie

Le plaisir de vivre

Au nom des idées qui me gouvernent

Je baisse mon drapeau en berne

Et je lance une trêve

Au nom de notre rêve

Quand le matin tu dors

Et que moi je me lève

Je vois le jour en or

Et j'entends le chant des oiseaux

Quand le jour se rebrousse

Et que triste je couve

Les plus noires idées

Seule l'aube éclaircie mon cerveau embrumé

Je suis de ce matin

Où nous partîmes cent nous revînmes cinq mille

Je ne suis pas du soir

Où je crois la défaite à nos portes venus

Tu es pourtant ma plus belle conquête

Tu m'as conquis place de Beaune

À Chalon sur Saône

C'était un jour de fête

On a connu cette tendresse et cet amour

Qui aujourd'hui toujours

Me rend si fort

Tu me complètes Mi Amor

Tu es si juste et tu as su

Transformer ici

Ta faiblesse en force

Ta tête contre mon épaule ébloui

En agissant vous construisez

La machine, l'objet tant convoité

Mais la Vie a le génie suprême

Dire au fond ce qu'elle aime Et fait durer

Toute création humaine ou vitale

Évolue au gré du Tao

Est-elle bonne ou mal L'homme juge trop tôt

Lui ne juge pas au final

Déterminé ou déterminant

Il profite du bal

Il fête chaque point du jour

Il baigne dans l'amour

L'aurore à vingt degrés

Des cinq heures

Je vous écris ce bonheur De respirer

La mémoire du passé

Et de l'avenir

Semble amputée

J'entends mon rire

Se répercuter

En uppercut

C'est le premier jour de l'été En do mineur en ut

Les rêves accumulés

Si tôt perdus

Dans ma lancée

Chante un oiseau comme un éperdu

Hier le rôti au pruneaux

Aujourd'hui les tomates farcies

Je vis un temps ancien et beau Entre soleil et pluie

Comme un vieil art de vivre

Comme un singe en hivers

Sans jamais être tout à fait ivre J'admire cette terre

J'écoute Animals des Pink Floyd

Et voici six heures

Une colombe s'envole

Un nuage immobile me rappelle une forme

Un corbeau bât des ailes

Amples dans le ciel

Sûr un fil électrique quelques hirondelles La grange du fermier brille sous le soleil

Et je n'ai plus sommeil

Dans ce temps éternel

Influence

Tel est le mot

Qui dès l'enfance

A manqué

Ne jamais en avoir

Dire oui à tout

De peur de déplaire

La faiblesse

Et ceux qui disent

En Marquises

La loi du plus fort

Rafle toujours le mise

Au fond

Ça se dépasse

Le modèle dominant

Industriel et destructeur

Au fond

Des paysans

Qui fond d'autres façons L'avenir que j'aime

Final

Tu recouvreras la bonté

L'impression du soleil levant

Sans peur et sans reproche

L'avenir en poche

Tu souriras devant

Les rires et l'inadvertance

Tu auras la confiance

Tu avanceras en riant

Sans forcer



2017-2021

2017-2021 J’ai fait l’étude en sol celle en solitude Et je sais maintenant que vous tous y concourent Et vous ne dites mots pour laisser lib...